La crise financière s’apprête à devenir une crise économique.
Hier, à la clôture, les marchés américain et asiatique ont bénéficié d’un un « léger répit », comme l’indique le Figaro.fr. Pourtant, ce matin, l’inquiétude est toujours palpable à la Une des principaux quotidiens français. Ainsi, Le Monde confirme que les marchés anticipent déjà une récession de longue durée. Le Figaro, pour sa part, préfère mettre en valeur le rôle positif de Nicolas Sarkozy dans cette crise. En Une, il nous apprend que d’après un sondage Opinion Way, 60% des français seraient satisfaits de la manière dont le président de la République gère la crise. Un article consacré à ce même sujet dans les pages intérieures affirme que « les français saluent le rôle de Sarkozy ». Le Parisien, lui, est encore plus explicite lorsqu’il titre « La position de force de Sarkozy ». D’autres sont moins optimistes. L’Humanité s’intéresse au sommet de Bruxelles qui réunissait hier les 27 de l’Europe. Mais d’après son principal titre, le quotidien juge que « Leur plan est déjà un échec ». Les Échos semblent plus modérés dans leur analyse de ce grand rendez-vous européen. Même si le journal est conscient que « l’Europe n’en a pas fini avec la crise », il parle du plan de l’Eurogroupe comme d’un « nouveau Breton Woods ». Ils qualifient même l’approbation de ce plan par les 27, de véritable « succès ».
Le quotidien économique salue également le plan élaboré par la Suisse qui « a emboîté le pas à l’Europe et aux États-Unis en recapitalisant son géant bancaire USB ». Enfin, La Croix rappelle que le monde n’est plus seulement confronté à une crise économique. D’après ce dernier, « la crise menace les entreprises et les emplois ». La crise financière fait donc peu à peu place à une vraie crise économique. Le quotidien Aujourd’hui en France insiste sur ce point et titre « la Bourse de Paris plonge encore, les PME trinquent ». Il dénonce les difficultés qu’ont les PME à trouver des crédits et propose un dossier étudiant les solutions qui s’imposent aux petites entreprises pour faire face aux problèmes liés à l’emploi.
Pas de grève chez les footballeurs
Depuis plusieurs semaines, les familles du football professionnel appelaient les joueurs à la grève pour contester la volonté des présidents de club, de modifier le statut de la Ligue pour obtenir la majorité au conseil d’administration. Ce matin, la majorité des journaux français consacrent un article à la levée de cette menace et révèlent qu’un accord a été trouvé. « Il n’y aura pas grève ! » titre ainsi Le Parisien, qui annonce également que « l’affaire [s’est finalement] réglée en deux heures ». L’Equipe révèle que selon les mots de Philippe Piat, co-président du syndicat de footballeurs FIFPpro, l’accord trouvé « permet aux joueurs d’être moins craintifs sur l’avenir ». Ce dernier avoue cependant dans les lignes du quotidien sportif, que dans le même temps « une autre voie a été trouvée avec les présidents de clubs qui souhaitaient avoir les mains libres sur certains dossiers économiques ». Le Figaro rapporte enfin le témoignage de la Ligue de Football Professionnelle, qui « [se] réjouit de l’issue des discussions » et confirme que « plus que jamais un accord entre les familles du football est nécessaire ».